Introduction
Dans cet article, nous allons explorer les arguments en faveur du christianisme. Malheureusement, nous ne pourrons les mentionner tous; nous devrons nous limiter à cinq. Si l’article précédent traitait des arguments en faveur de l’existence de Dieu, nous allons maintenant examiner pourquoi, parmi toutes les religions (environ 10 000), le christianisme constitue la meilleure explication de la réalité et la foi la plus crédible.
Ces arguments, utilisés depuis des siècles par les apologètes chrétiens, touchent à l’histoire, à la philosophie, à l’expérience humaine et à la cohérence interne du message biblique.
1. La résurrection de Jésus : la seule explication plausible
Au cœur du christianisme se trouve la proclamation que Jésus est ressuscité d’entre les morts. En effet, Paul affirme :
Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine. — 1 Corinthiens 15:14
Cet argument, central pour le christianisme et défendu par des apologètes comme William Lane Craig ou N.T. Wright, repose sur des preuves historiques indiquant que Jésus de Nazareth est ressuscité d’entre les morts. Les Évangiles rapportent que le tombeau était vide, que des apparitions post-mortem ont été vues par de multiples témoins (y compris des sceptiques comme Jacques ou Paul), et que les disciples, initialement terrifiés, ont proclamé la résurrection au péril de leur vie.
Des sources non chrétiennes, comme Pline le Jeune, Flavius Josèphe ou Tacite, confirment l’exécution de Jésus et l’émergence rapide du mouvement chrétien. Même les écrits juifs hostiles, comme le Toledot Yeshu, admettent implicitement que le tombeau était vide, en accusant les disciples d’avoir volé le corps. Or, si le corps de Jésus avait été disponible, il aurait suffi de l’exposer publiquement pour réduire la foi chrétienne à néant.
Pour paraphraser l’historien Bart Ehrman, pourtant sceptique : « Je ne sais pas si Jésus est réellement ressuscité, mais ce que je sais, c’est que les disciples étaient certains d’avoir vu quelque chose ».
Les explications alternatives (vol du corps, hallucinations, légendes) ne rendent pas compte ni de la sincérité des témoins, ni de leur transformation radicale, ni de la croissance explosive du christianisme. La meilleure explication de ces faits demeure la résurrection de Jésus.
2. L’accomplissement des prophéties de l’Ancien Testament
Des siècles avant la venue de Jésus, l’Ancien Testament annonçait des prophéties précises sur le Messie. Jésus en a accompli plus de 300.
Par exemple, le Psaume 22 décrit une crucifixion (invention romaine postérieure), Esaïe 53 parle d’un serviteur souffrant pour les péchés d’autrui, et Michée 5:2 prédit une naissance à Bethléem. Ces prophéties couvrent sa lignée (descendant de David), sa naissance virginale, ses miracles, sa trahison pour 30 pièces d’argent, et sa résurrection.
L’infime probabilité statistique d’un tel accomplissement par hasard suggère une orchestration divine et confirme au passage la fiabilité de la Bible comme révélation de Dieu.
3. La solidité historique du Nouveau Testament
Les Évangiles (Matthieu, Marc, Luc, Jean) sont considérés comme des biographies antiques fiables par la majorité des historiens. A ce jour, nous possédons plus de 5 800 manuscrits grecs anciens, un nombre largement supérieur à celui des œuvres classiques comme celles de Platon (environ 1 700 manuscrits) ou d’Homère. Rédigés entre 50 et 100 ap. J.-C., dans un délai relativement court après les événements décrits, ils incluent des détails historiquement et archéologiquement vérifiables, tels que la piscine de Béthesda à Jérusalem (Jean 5:2, confirmée par des fouilles) ou le recensement de Quirinius (Luc 2:1-3).
Comparons cela à La Guerre des Gaules de Jules César, un texte historique largement accepté. Le contraste est saisissant. Nous avons à ce jour environ 250 manuscrits, datant du VIIIe siècle (Moyen Âge), soit un écart de 800 à 1 000 ans après sa rédaction (vers 50 av. J.-C.). Les Évangiles, quant à eux, bénéficient d’une transmission textuelle bien plus abondante et d’une proximité temporelle plus grande (20 à 70 ans après les événements).
De plus, l’archéologie corrobore de nombreux détails bibliques. En voici quelques-uns :
- Inscription de Ponce Pilate (découverte en 1961 à Césarée).
- Ossuaire de Caïphe, le grand prêtre du procès de Jésus.
- Piscine de Béthesda (Jean 5:2), confirmée par des fouilles.
- Maison de Pierre à Capharnaüm.
Enfin, des sources séculières indépendantes confirment l’existence de Jésus et de ses premiers disciples : Flavius Josèphe décrit Jésus comme un « sage » exécuté sous Pilate ; Tacite rapporte sa crucifixion et l’essor d’une « superstition funeste » ; Pline le Jeune mentionne les chrétiens chantant des hymnes au Christ comme à un dieu. La quasi-totalité des historiens modernes s’accordent à reconnaître que Jésus a existé, qu’il a été baptisé par Jean et crucifié sous Pilate.
4. L’unicité de Jésus-Christ
Contrairement aux fondateurs d’autres religions, Jésus ne s’est pas présenté simplement comme un prophète ou un sage, mais comme le Fils de Dieu venu sauver l’humanité. Dans Jean 10:30, il affirme : « Moi et le Père, nous sommes un ».
Alors que Bouddha, Mahomet ou Confucius se sont présentés comme des guides vers une vérité, Jésus s’est présenté comme la Vérité elle-même (Jean 14:6). Ses miracles, son enseignement radical et surtout sa résurrection confirment son autorité. Comme le soulignait C.S. Lewis : soit Jésus était menteur ou fou, soit il était réellement ce qu’il prétendait être.
C’est cette unicité qui distingue radicalement le christianisme de toute autre religion : son fondateur n’est pas seulement mort, il est vivant.
5. L’explosion du christianisme primitif
Dès le Ier siècle, malgré une hostilité féroce, des milliers de personnes se convertirent, convaincues par la réalité de la résurrection et la cohérence du message chrétien. Les apôtres, qui avaient abandonné Jésus dans la peur lors de son arrestation, sont devenus des témoins inébranlables proclamant sa résurrection. Malgré les menaces, les persécutions et la mort. Contrairement à d’autres martyrs qui peuvent mourir pour un mensonge, les apôtres affirmaient avoir vu de leurs propres yeux le Christ ressuscité. Leur témoignage n’était pas fondé sur une rumeur ou un complot, mais sur une expérience réelle.
Rien n’indique qu’ils aient eu un quelconque intérêt personnel à inventer une telle histoire – au contraire, ils n’y ont récolté que souffrance et rejet. A l’exception de Jean, tous les apôtres ont été mis à morts à cause du message qu’ils proclamaient. On peut mourir pour une croyance fausse que l’on pense vraie, mais personne ne choisit librement de mourir pour ce qu’il sait être un mensonge.
Conclusion
Le christianisme ne repose pas sur une croyance aveugle, mais sur des arguments solides : historiques, prophétiques, philosophiques et existentiels. La résurrection de Jésus, l’accomplissement des prophéties, la fiabilité de la Bible et l’expérience vivante de Dieu en Christ forment un faisceau d’indices puissants en faveur de sa vérité.
J’espère que cet article vous sera utile dans la défense de votre foi. Pour découvrir les arguments en faveur de l’existence de Dieu, je vous invite à lire cet article.
